Comment transformer ses défis en moteurs de résilience ?
C’est autour de cette question que nous nous sommes retrouvés le lundi 13 octobre à l’EPHEC Bruxelles, pour une nouvelle édition de la série “Ah, si j’avais su”, organisée en collaboration avec Partena Professional.
Autour de la table :
- Pierre Marcolini, artisan-entrepreneur et fondateur de la Maison qui porte son nom
- Juliette Berguet, fondatrice d’Orybany et de l’asbl Baob Brussels
- Amid Faljaoui, directeur du Cercle de Wallonie-Bruxelles et du magazine Trends-Tendances, qui animait la discussion
- Audrey Thiry, Business Development Manager chez Partena Professional
En ouverture, Audrey a rappelé que les dirigeants ne sont pas seuls face à leurs défis. Elle a souligné le rôle clé de l’accompagnement RH et administratif dans les périodes de tension : “Quand un entrepreneur est soutenu, il peut se concentrer sur l’essentiel : rebondir et continuer à créer de la valeur.”
Quand la résilience devient un levier de croissance
“L’expérience, c’est un peu comme une bougie : elle n’éclaire que celui qui la porte.”
Ce constat, partagé par les intervenants, résonne fort chez les dirigeants.
Car derrière chaque réussite, il y a souvent des doutes, des erreurs, des virages imprévus, et la capacité à en tirer quelque chose de neuf.
Pour Pierre Marcolini, la résilience, c’est avant tout l’art de rester fidèle à une vision, même quand le contexte pousse à tout remettre en cause.
Depuis ses débuts dans un atelier de 30 m² jusqu’à l’ouverture de boutiques dans le monde entier, il a connu les remises en question, les périodes d’incertitude, les risques financiers.
Mais c’est dans ces moments-là, dit-il, que l’innovation naît :
“Ce n’est pas le hasard, c’est les rencontres. Et je pense que les entrepreneurs, c’est aussi de l’enthousiasme. Il y a des moments où il faut un grain de folie. À un moment donné, on se dit : ‘On y va.’”
Savoir se relever, c’est aussi savoir se transformer.
La Maison Marcolini fête cette année ses 30 ans, un symbole fort pour un entrepreneur qui n’a jamais cessé de douter, mais qui a fait du doute une boussole.
La résilience, une affaire collective
À ses côtés, Juliette Berguet incarne une autre forme de force : celle qui naît de la vulnérabilité.
Diagnostiquée d’un cancer du sein, elle a traversé une période de rupture avant d’en faire le point de départ d’une nouvelle aventure entrepreneuriale.
Avec Baob Brussels, elle a bâti une structure d’accompagnement pour les femmes en reconstruction personnelle et professionnelle.
Un projet né de la conviction que l’on ne rebondit pas seul, et que la résilience peut devenir une ressource partagée.
“La vie est faite de rebondissements. On tombe, on se relève. Et je pense que c’est ça aussi, l’entrepreneuriat. Tant que tu n’as pas essayé, tant que tu n’as pas échoué, tu ne peux pas comprendre.”
Son expérience rappelle que l’entrepreneuriat n’est pas qu’une affaire de performance, mais aussi de valeurs et de sens.
Et qu’il existe mille manières d’innover : par le produit, mais aussi par la solidarité, l’écoute et l’humain.
Trois leçons à retenir pour les dirigeants
De ces échanges, trois enseignements forts se dégagent :
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Accepter le doute comme moteur
Ce n’est pas un signe de faiblesse, mais un levier d’évolution. Douter, c’est rester lucide et ouvert aux opportunités cachées. -
S’entourer et partager
La résilience se cultive collectivement. Un réseau solide, des partenaires de confiance et des échanges sincères font toute la différence quand tout vacille. -
Redonner du sens à son action
La performance ne suffit pas à faire durer une entreprise. Ce qui la rend forte, c’est sa cohérence entre valeurs, mission et décisions.
Au-delà des épreuves, une communauté de dirigeants lucides
Chez Partena Professional comme au Cercle de Wallonie-Bruxelles, nous partageons cette conviction : les dirigeants n’ont pas besoin de discours parfaits, mais de rencontres vraies.
“Ah, si j’avais su…” n’est pas une conférence de plus. C’est une conversation entre pairs, où l’expérience des uns devient le raccourci d’apprentissage des autres.
Parce qu’entreprendre, ce n’est pas éviter les tempêtes, c’est apprendre à naviguer autrement.
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