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Ottignies- Louvain-la-Neuve : une vision territoriale basée sur le dialogue

Ottignies–Louvain-la-Neuve n’échappe pas à la pression immobilière. Mais ici, le phénomène prend une dimension particulière. La ville cumule plusieurs moteurs puissants : une université dominante, un bassin d’emploi dynamique et une proximité directe avec Bruxelles.

Résultat : la demande reste soutenue, alors que le foncier est contraint. Plus de 3 000 logements sont en projet sur le territoire communal, un volume significatif à l’échelle du Brabant wallon.

À Louvain-la-Neuve, l’UCLouvain reste le principal propriétaire foncier. Cette situation, héritée de l’histoire du site, lui confère un rôle structurant dans le développement urbain. Elle intervient à la fois comme acteur académique, investisseur et opérateur immobilier. Une position qui impose une coordination étroite avec les autorités communales.

Face à cette pression, la majorité communale a choisi une ligne claire : avancer, mais encadrer.

Le bourgmestre, Nicolas Van der Maren, assume ce positionnement. Il ne s’oppose pas au développement, mais refuse les projets qui ne s’inscrivent pas dans une vision globale du territoire. Cette approche illustre un changement de ton. La commune ne se contente plus d’instruire les dossiers : elle cherche à peser en amont, en fixant des balises claires.

Derrière les arbitrages politiques, il y a un autre niveau, plus discret mais déterminant : celui de l’échevin du logement, Jacques Otlet.

La commune dispose déjà d’un parc de logements publics significatif, qui dépasse les 10 % du total. Un niveau élevé pour le Brabant wallon. Mais pour l’échevin, l’enjeu ne se situe plus uniquement sur ce terrain. Il se déplace vers l’accès à la propriété, et plus particulièrement vers la classe moyenne, de plus en plus mise sous pression par les prix.

La stratégie consiste dès lors à utiliser chaque projet comme un levier.

Négocier avec les promoteurs, intégrer des charges d’urbanisme, activer des partenariats publics : autant de mécanismes qui permettent d’imposer une part de logements accessibles, parfois jusqu’à 25 % en dessous du prix du marché.

Cette approche suppose une relation différente avec les opérateurs privés.

“Construire avec les promoteurs, pas contre eux” : la formule résume une méthode.

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