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Thomas Dermine, Bourgmestre de la ville de Charleroi : "Croire qu'on développe une région sans développer ces villes ou en sous investissant dans ces villes, c'est une vacuité intellectuelle."

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"Cities make us richer, smarter, greener, healthier and happier." — Edward Glaeser, Triumph of the City (2011)

« On observe parfois des villes florissantes et des banlieues moribondes. On n’observe jamais l’inverse. »

Cette réflexion de l’économiste Edward Glaeser illustre l’enjeu wallon comme l’a souligné Thomas Dermine, bourgmestre de la ville de Charleroi. « Donc, croire qu'on développe une région sans développer ces villes ou en sous investissant dans ces villes, c'est une vacuité intellectuelle. «

Il n’y a pas de développement régional durable sans villes fortes. Pourtant, les grandes villes supportent aujourd’hui des coûts de centralité considérables en assurant des services culturels, sportifs, éducatifs ou sociaux qui profitent bien au-delà de leurs habitants, sans compensation financière suffisante. À cela s’ajoutent des dépenses de transfert – police, pensions, aide sociale – qui relèvent d’autres niveaux de pouvoir. Au final, dans une ville comme Charleroi, près d’un euro sur deux des recettes communales est absorbé par ces charges, réduisant fortement les moyens consacrés aux politiques locales. Affaiblir les villes, c’est donc affaiblir toute la Wallonie. 

Réformer leur financement n’est pas une revendication locale, mais une condition du développement régional.

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