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Ah, si j'avais su : avoir le courage d’oser !
Avec Maxime et Julien Deuse, Pauline Petta, David Sobrie (Partena Professional) et Amid Faljaoui

Comment trouver ses repères quand on n’a pas encore les codes ?

C’est à cette question que Maxime et Julien Deuse, Pauline Petta et David Sobrie ont répondu, sans filtre, lors de cette nouvelle édition de la série Ah, si j’avais su…, organisée à Liège, en partenariat avec Partena Professional.

Au programme : des récits portés par des entrepreneurs qui n’ont pas attendu d’être “prêts” pour oser. Et qui, justement, ont appris en marchant.


Apprendre à vendre… quand on pensait savoir

Maxime et Julien Deuse ont lancé leur entreprise en 2016. Pleins d’énergie, de compétences techniques, et… de confiance. Pourtant, les huit premiers mois, ils ne signent aucun client. “On pensait qu’il suffisait d’être bons, mais en fait on n’avait aucune méthode de vente.”

Leur réalité ? 3 000 euros de chiffre d’affaires en 8 mois, et une remise en question depuis leur chambre d’ado. Ce qu’ils en retiennent aujourd’hui : il faut confronter ses idées au terrain, apprendre à créer du lien, se former à vendre, et ne pas attendre que tout soit parfait. Car on ne grandit jamais autant que lorsqu’on sort de son couloir de compétences.


Prendre sa place… quand personne ne vous la donne

Pauline Petta est aujourd’hui directrice générale du Domaine des Hautes Fagnes. Mais elle n’a pas commencé avec ce titre. À 25 ans, elle débarque dans l’entreprise familiale et commence par aider en cuisine.

Son objectif : gagner sa légitimité, pas seulement par son nom, mais par l’action. Elle apprend à recruter, à fédérer, à gérer les crises. Elle développe de nouveaux projets, un espace de zoothérapie avec des alpagas, un restaurant immersif, tout en construisant une culture d’entreprise forte et exigeante. Elle confie que le plus difficile n’est pas de faire… mais d’oser dire qu’on doute. Et d’assumer une posture de leader, sans avoir toutes les réponses.


Éviter les pièges… en posant les bases dès le départ

David Sobrie, de chez Partena Professional, a partagé un regard précieux sur ce que vivent les fondateurs accompagnés au quotidien. Beaucoup d’erreurs reviennent : ne pas encadrer les relations entre associés, tarder à recruter, ou attendre que le produit soit “parfait” avant de le confronter au marché.

Son message est clair : les fondations sont invisibles, mais essentielles. Sans process, sans règles, sans vision partagée, c’est souvent la croissance elle-même qui devient le problème.


Trois leçons à retenir pour les dirigeants

De ces échanges, plusieurs fils rouges se dégagent :

   1. Se lancer, c’est accepter de tout apprendre.

Et parfois de tout réapprendre, même les choses qu’on croyait acquises. La technique ne suffit pas. Il faut savoir vendre, gérer, écouter, décider.

   2. La légitimité ne se donne pas, elle se construit.

Qu’on reprenne une entreprise ou qu’on en crée une, prendre sa place demande du temps, du courage, et une capacité à poser sa vision avec justesse.

   3. Mieux vaut poser les bases que courir après l’urgence.

Les règles entre associés, les premiers recrutements, les process internes… Ce sont ces choix en apparence secondaires mais qui permettent à l’entreprise de durer.


“Ah, si j’avais su…” : un format pour celles et ceux qui avancent

Ce rendez-vous n’est pas une conférence de plus. C’est un moment entre pairs, où l’on écoute l’expérience de l’autre pour mieux interroger la sienne. Où l’on se reconnaît parfois, entre deux phrases. Et où chaque mot peut faire gagner du temps, éviter une erreur, ou donner le courage de franchir un cap.

Les prochaines éditions à venir 

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