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Plongée dans l’univers de Philippe Geluck : récit d’un moment suspendu

Certains lieux ne s’ouvrent qu’une fois. Ou presque.

L’atelier privé de Philippe Geluck fait partie de ces espaces rares, jalousement gardés, dont l’accès ne se donne qu’avec confiance, dans la discrétion, et pour une poignée de privilégiés.

Ce jeudi, quelques membres du Cercle de Wallonie-Bruxelles ont franchi ce seuil.

Une parenthèse intime, chaleureuse et lumineuse, en compagnie d’un homme dont l’œuvre, bien que célèbre, cache encore mille facettes.

Un moment entre confidences, humour et héritage

Accueillis par un Geluck authentique, drôle, généreux et profondément humain, les membres ont découvert bien plus qu’un atelier : ils ont plongé dans l’univers intérieur d’un artiste complet.

Chanteur dans sa jeunesse, danseur "comme une patate" dans une comédie musicale, comédien, scénariste, peintre, sculpteur, et bien sûr créateur du Chat… Geluck ne s’est jamais limité. "Tant que la passion est là, je continue", nous confie-t-il.

Il nous montre ses œuvres en cours, sa galerie d’accrochage, les esquisses posées ici et là. Il nous parle de son rythme de création – environ un tableau par semaine – de ses commandes particulières (comme celle pour un ophtalmologue), et de son rituel lorsqu’il crée : le silence, ou parfois du jazz ou du classique, mais jamais de mots pendant le dessin ou l’invention d’idées.

Trois objets dans la poche, mille histoires dans le cœur

Dans la poche de son pantalon, Geluck garde quatre billes, offertes par ses petits-enfants, et une pierre, cadeau d’un ami producteur et un petit portrait de la fille de Frédéric Dard, son ami et maître. Des objets anodins pour d’autres, mais pour lui, des talismans du quotidien, chargés de sens et de tendresse.

Et c’est aussi cela qu’on découvre dans son atelier : un artiste qui assume ses choix, qui doute parfois de ses dessins, mais qui écoute les avis sincères de son entourage sans jamais trahir son instinct.

« Si je ne le sens pas, je ne le fais pas. Et si je le sens malgré tous les avis contraires, alors je le fais quand même. »

Un regard tourné vers le futur

« Le rétroviseur permet de regarder le passé sans tourner le dos au futur. Il nous aide à avancer en tirant des leçons de ce qu’on laisse derrière nous.

Cette phrase résume peut-être le mieux l’esprit de la visite. À 71 ans, Geluck revendique avec fierté son envie de "devenir vieux, le plus longtemps possible, en bonne forme", pour continuer à créer, à transmettre, à s’impliquer.

Il s’engage aujourd’hui auprès de plus de 40 institutions et porte avec conviction son prochain grand projet : le Musée du Chat et du dessin de l’humour, qui ouvrira ses portes à Bruxelles en 2027.

Un musée pour tous, un appel aux mécènes

Ce musée, il le rêve intergénérationnel, populaire et exigeant.

Un lieu où les grands noms de l’art côtoieront ses propres œuvres.

Un lieu où chacun, quel que soit son âge ou son origine, pourra rire, réfléchir, s’émerveiller.

Ce désir, il prend racine dans une expérience passée : à la sortie d’une exposition où Le Chat était exposé aux côtés de Picasso, Geluck a entendu un enfant dire à ses parents :

« Waw, c’était trop chouette ! Quand est-ce qu’on retourne au musée ? »

C’est ce souvenir spontané, sincère, joyeux qu’il veut recréer.

Un musée qui donne envie de revenir, où l’humour devient un vecteur d’accès à l’art pour tous.

Et pour que ce lieu voie le jour en 2027, Geluck cherche aujourd’hui des mécènes, des partenaires qui partagent sa vision et son attachement à une culture vivante, accessible et profondément humaine.

Le Cercle, c’est aussi ça

Cette visite illustre ce que le Cercle propose à ses membres : des expériences rares, des rencontres vraies, et un accès privilégié à ce que l’on ne vit nulle part ailleurs.

Merci à Philippe Geluck pour sa confiance, sa sincérité, et son accueil inoubliable.


Envie de vivre ce type d’instant ?

Rejoignez le Cercle de Wallonie-Bruxelles et ouvrez la porte à un monde d’opportunités uniques.

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